Nouvelles mensuelles

News spéciales « Déconfinement féministe »

Mai 2020

Depuis notre dernière publication, un cri persiste : révoltées !

S’il n’y avait pas de confinement pour notre colère*, cette dernière est loin d’être calmée par le déconfinement. En cette période encore, nous retrouvons une exacerbation des rapports sociaux de domination. De l’affaire des masques (de l’autogestion à la récupération institutionnelle) au discours sur le retour au travail quand tant de femmes n’ont pas arrêté (plutôt le contraire!), en passant par la chaotique réouverture des établissements scolaires reposant sur des enseignant.es à bout (en majorité des enseignantes) et la conciliation de beaucoup de familles (et notamment de mères),… les femmes portent, supportent, encaissent, gèrent, anticipent, souvent dans l’ombre.

Partout pourtant, on a pu entendre ou lire les volontés de changement du fameux « Jour d’après », un jour d’après écologiste, social, et surtout féministe ! C’était sans compter la volonté tenace de l’État de protéger l’économie capitaliste. Le retour à l’a-normal bât son plein. Les grands magasins se remplissent d’une foule masquée, tandis que de nombreux petits rassemblements militants sont gazés au bout d’un quart d’heure. Relancer l’économie à tout prix, telle est la priorité, tandis que les plus précaires subissent plus que jamais les violences sociales et économiques : les femmes victimes de violences conjugales, les réfugié·e·s, femmes sans domicile, les prostitué·es et les personnes qui se revendiquent comme travailleur·se·s du sexe, les femmes migrantes avec ou sans papiers, ou encore les personnes LGBTQI marginalisées.

Dans ce contexte, à rEGALons-nous, nous tentons de trouver un équilibre entre organisation de nos vies personnelles (parentalité, baisse de revenus et incertitude pour la suite), militantisme face à une situation générale violemment dérapante, et gestion financière de notre activité économique, en grande difficulté vous vous en doutez.

Des inquiétudes financières qui se chevauchent à des questionnements éthiques. L’éducation populaire n’est pas une démarche pédagogique adaptable à un format virtuel. Donner sa place à chacun.e dans le groupe, décoder le langage non-verbal, faire fonctionner la magie de l’intelligence collective… sont autant de choses impensables à travers un écran.

Pourtant, comme dans toutes les crises, il s’est vite avérée que la lutte contre le sexisme devait être plus que jamais une priorité. De nombreux webinaires ont été organisés, et leur popularité est encourageante pour notre combat. Mais se pose la question de la gratuité de ces formations à distance. A nouveau, dans le cas de structures non subventionnées comme la nôtre, ce sont des femmes, encore une fois, qui offrent leur expertise gratuitement. Nous ne voulons ni cautionner cela, ni participer de fait à une forme de concurrence déloyale avec celles qui tentent de voir reconnaître socialement et financièrement leur travail.

Dilemme que nous soignons en distinguant tant bien que mal nos activités militantes de notre activité économique. Délicat équilibre.

Aujourd’hui, nombre d’organisations reprennent leurs activités. L’intégration du genre dans leurs pratiques et missions reste un enjeu crucial, auquel nous pouvons répondre par notre expertise et notre pédagogie participative.

N’hésitez donc pas à diffuser notre catalogue d’interventions auprès de centres sociaux, associations, collectivités territoriales, entreprises, syndicats, … ainsi qu’auprès de coopératives pour lesquelles nous avons une toute nouvelle offre, co-portée avec la consultante Elsa Manghi.

La lutte que nous menons à travers notre action d’éducation populaire féministe n’a de sens qu’en complément aux autres actions politiques féministes menées, tel que l’appel pour un #8juinFéministe**. Soutien à elleux !

Les rEGALantes, Carole, Charlotte et Antinéa

*Voir notre publication de mars 2020

** https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/220520/face-la-crise-sanitaire-economique-et-sociale-un-plan-durgence-feministe?fbclid=IwAR1LOjhLYoIJVA2h4n-C1BS2HrTUPJJWN-_jwV8a8rWjILOnVBtL1ljpMZk

« rEGALs de mars… « 

rebaptisé Coup de gueule de mars, pour l’occasion…

Notre billet de mars prend de l’avance… mais de l’avance sur quoi au juste ? Et oui, comme nos contrats sont annulés ce mois-ci, nous avons le temps de nous mettre à jour et d’arrêter d’être en retard… mais en retard sur quoi ? Sur la vie qui file ? Le corona qui se propage ? Le capitalisme qui prédomine toujours malgré les risques encourus par les plus précairEs qui continuent de bosser ?

Comme l’écrit Françoise Vergès, féministe décoloniale, « en ces temps de confinement, il y a donc désormais les confiné.e.s et les non-confiné.e.s qui assurent leur vie quotidienne des premiers – qui apportent les denrées aux boutiques, qui rangent sur les étagères, nettoient, tiennent la caisse, les éboueurs, les postier.e.s, les livreurs (j’en ai vu 3 déjà depuis ce matin), les conductrices/conducteurs de transport, les femmes de ménage des hôtels et les serveuses/serveurs des hôtels (qui restent ouverts et assurent un room service), et tant d’autres. Classe, genre, âge, racialisation, santé traversent les deux groupes mais les non-confiné.e.s sont les plus exposé.e.s. ». Les rapports de domination sur lesquels reposent notre société sont exacerbés en temps de crise, et les femmes sont les premières touchées.

Alors, pas de confinement pour notre colère.

Tout a commencé avec la fermeture des écoles. Qui, dans les couples hétérosexuels, a mis de côté son travail pour s’occuper des enfants et assurer la continuité pédagogique ? La personne dont l’emploi ramène le moins d’argent au foyer. En majorité des femmes. Sans compter celles qui travaillaient jusque là au foyer : déjà qu’elles n’avaient ni salaire, ni vacances, ni congé maladie, mais là, elles n’ont même plus droit à la pause syndicale.1 Du côté des familles monoparentales, qui concernent 25 % des enfants, le parent est dans 90 % des cas une femme. La charge mentale et émotionnelle2 va atteindre ses limites, mais prend-t-on le temps d’en parler ?

« Nous sommes en guerre » s’est plu à dire Macron dans son allocution du 16 mars dernier, et renouvelant son propos dans celle du 25 mars. Le recours à cet imaginaire viriliste est une écœurante illustration de l’invisibilisation des femmes dans cette crise. Car qui sont les plus exposées, précarisées, mobilisées ? Une majorité de femmes.

En ligne de mire bien sûr, les travailleur.euses des secteurs sanitaires, ou plutôt devrait-on écrire les travailleuses, car dans ces domaines, ce sont les femmes qui sont majoritaires. Et oui, 78% des personnes qui composent la fonction publique hospitalière sont des femmes. « Ce ratio grimpe à 90 % pour les infirmières et les aides-soignantes (pour les médecins, toutes spécialités, libéral ou hospitalier, le taux de femmes est de 45 %). Or, ce travail de soins largement féminin est « pour une grande partie non-payé ou sous-payé »3. Et pourtant, à qui demande-t-on un dévouement total au quotidien, et plus encore en situation de crise sanitaire ? Quand on se rappelle qu’il y a peu, le personnel soignant se faisait gazer en manifestation où il revendiquait plus de moyens humains et matériels, il y a de quoi être en colère.

Et quid du travail social, où les femmes sont également majoritaires ? En en discutant avec les copines concernées, on voit bien l’énergie déployée pour tenter de contrecarrer les conséquences de la pandémie. Encore une fois sous-payées, mal reconnues, en manque de matériel et de soutien pour elles-mêmes et pour les personnes accompagnées, mais pourtant toujours présentes pour tenter de préserver à minima des personnes, jeunes et moins jeunes, broyées par un système qui a perdu la tête et le goût de l’essentiel depuis bien longtemps. Et les conséquence psycho-sociales de ce combat se font déjà sentir.

N’oublions pas bien sûr les enseignant.es, à 70 % des femmes, qui se débrouillent isolé.es et sous-équipé.es pour assurer la continuité pédagogique, douloureusement conscient.es qu’iels participent de fait à la fracture sociale.

Côté victimes, nous avons assez lu, entendu, que la maladie touchait principalement les personnes âgées. Une incroyable manœuvre pour relativiser la gravité de la pandémie ! Or, aujourd’hui en France, les femmes représentent 2/3 des plus de 85 ans. Premières victimes donc.

On s’emballe nous direz-vous ?

Non, justement, on est même loin du compte, puisque nous n’avons pas encore mentionné le fléau systémique des violences conjugales. Or, de nombreuses associations et collectifs tirent la sonnette d’alarme depuis le début du confinement, quand on considère le fait que la quarantaine amène une recrudescence des violences conjugales, et infra-familiales, et que l’isolement des victimes aura des conséquences dramatiques. Or, statistiquement, ça se passe la fenêtre d’à côté.

A Nantes, le collectif des colleuses continue la lutte des affichages contre les féminicides, en collant sur leur propre fenêtre : « Sortez les agresseurs du domicile par pitié » ou encore « Confinement + Violences conjugales = danger de mort ». A Marseille, des mails s’échangent chaque jour pour appeler à l’aide et des chaînes de sororité se mettent en place. Merci à elles !

Cette période de crise entraîne un accroissement drastique de la précarité, et là encore, les femmes sont souvent les plus fragilisées. Pensons par exemple aux caissier.es, en majorité des caissières4, qui restent là pour nos petites courses quotidiennes, mal payées, aux horaires décalés, et si peu équipées contre la contamination – elles qui ne bénéficieront jamais de l’augmentation du chiffre d’affaires de l’industrie alimentaire, et qui seront probablement « remerciées » une fois le rush terminé. Ah tiens, comme en temps de guerre, Monsieur Macron, où les femmes avaient été renvoyées au foyer à la libération. Invisibles.5

Plus invisibles encore, les prostituées et travailleuses du sexe6, qui se retrouvent aujourd’hui sans revenus, et à la merci de la contamination.

Et puisque apparemment, la situation n’était pas assez grave, sur son compte Tweeter, Laurence Rossignol, sénatrice, écrit que les ministres Muriel Penicaud et Olivier Veran refusent d’aménager l’accès à l’IVG des femmes pendant la crise sanitaire. Conséquence dramatique pour de nombreuses femmes qui risquent d’être hors délai ! 7

Alors Non.  Pas de confinement pour notre colère.

Applaudir à nos balcons et à nos fenêtres tous les soirs à 20h fait chaud au cœur c’est sûr, et on l’espère redonne un petit souffle aux personnes les plus exposées.

Mais aussi, et surtout, la lutte contre le sexisme et toutes les formes de domination – raciste, classiste, validiste, âgiste… – ne fléchit pas, elle continue et continuera. Féministes tant qu’elle le faudra… Parole de rEGALantes !

1. Au sujet des inégalités en période de confinement :https://www.axellemag.be/femmes-italiennes-confinees-coronavirus-inegalites-oppressions/
2. Au sujet de la charge émotionnelle : https://emmaclit.com/2020/03/22/le-pouvoir-de-lamour/?fbclid=IwAR3cGayisruQEijP6AHbQS5QRPHSwGTM0tJhWOh2mAtmbRCvrHoDtNekFP8
3. Au sujet des femmes soignantes : https://www.bastamag.net/coronavirus-Covid19-femmes-soignantes-TheLancet-inegalites-epidemies-sante?fbclid=IwAR2n4N4sUl_XmiNaJEukGWdYNYnh2z9_2R7_FYtq-holN1Z24QxqR7z6JAE
4. Au sujet des caissières : https://www.bastamag.net/Coronavirus-covid19-supermarches-caissieres-masques-gel-courses-Auchan-Carrefour-Leclerc-SuperU-Monoprix?fbclid=IwAR1outsVpV7iXcnfnqIGjhV1Kg7dhanhgBQUqLwZI_YwEW-e_HlQfik6vUc
5. Au sujet des femmes aux premières lignes : https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/170320/coronavirus-femmes-en-danger-au-travail
6. Au sujet des travailleur.ses du sexe et personnes en situation de prostitution : https://www.helloasso.com/associations/bus-des-femmes/collectes/appel-a-la-solidarite-covid19-les-tds-et-prostitue-e-s-en-premiere-ligne?fbclid=IwAR0sM7DsXYbFpsRrpcJ-VeqiwNCyJxQ9r5u1dueeSvVTKjjuevp0GVS-GRI
7. Au sujet du droit à l’IVG :https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/20/la-pratique-des-ivg-va-t-elle-etre-perturbee-pendant-la-crise-sanitaire_1782461

« Les rEGALs de FEVRIER ! »

Vous en conviendrez, le mois de février est définitivement trop court pour pouvoir tout caser ! Notre billet mensuel a donc pris quelques jours de retard, mais on a de bonnes raisons !

Notre petite équipe a arpenté les routes et est intervenue dans des structures très diverses durant ce mois.

A l’ouest, au sein d’un ESAT, nous avons animé notre premier atelier ‘Lutter contre le sexisme : entre slam et éducation populaire » , en lien avec Thomas Charles, Slameur. Au programme, partage de vécus, de points de vue, d’expériences autour des préjugés sexistes, et écritures de textes de slam. Un super accueil, de beaux échanges, et des textes super émouvants,  on a hâte de recommencer !

Plus au sud, notre Princesse arnaquée a voyagé de Marseille à Paris, en passant par Brive, puis sur les routes de montagnes alpiennes et auvergnates pour présenter sa conférence gesticulée auprès d’enseignant.es syndiqué.es, de familles en vacances de ski dans les centres de la CCAS, d’étudiant.es en fac de sciences humaines et de militant.es anarcho-féministes.

De son côté Carole en a profité pour consolider sa rentrée dans le collectif, entre journées de promo au sein de la Coopérative, obligations administratives, et premiers pas de prospection en Ile de France ! Cette fois c’est sur, elle est dans la place !

De belles expériences à garder en réserve pour supporter les insoutenables Césars et les passages de loi en force. Le mépris de la rue vous dites ?  Cette rue pourtant, on la (re)prendra ce WE lors des manifestations organisées autour du 8 mars pour la  « Journée internationale de lutte pour les droits des femmes » (et non pas la « journée de la femme »!). Alors, on s’y croise ?!

A très vite !
Charlotte, Carole, Antinéa

« les rEGALs de JANVIER !»

Chaque trimestre, les rEGALantes se retrouvent pour travailler ensemble leurs chantiers collectifs. Nous avions ainsi créé en 2018 le jeu de cartes «  Elle était une fois », adaptable en exposition ; en 2019 nous avons rassemblé nos séquences pédagogiques cumulées depuis la création de rEGALons-nous ! pour formaliser un catalogue riche en propositions (bientôt consultable sur notre site, en cours d’actualisation ; sinon envoyé à la demande).

2020 s’ouvre avec un chantier sur nos vécus en tant que formatrices : Comment anticiper les résistances de certain.es participant.es pour mieux les lever ? Quel cadre collectif proposer pour libérer la parole de chacun.e, tout en assurant qu’aucun propos ne blesse un.e autre participant.e ? Jusqu’où va notre rôle d’animatrices dans l’accompagnement au respect de ce cadre ? Nous sortons renforcées, grandies et ultra-motivées de ce chantier interne, qui en annonce un autre… mais chut, nous vous en parlerons en temps voulu !

Pendant ce temps, nous poursuivons nos missions, avec l’animation d’une formation auprès d’une coopérative d’activités et d’emploi, qui confirme la nécessité de mobiliser des « masses critiques » en interne, afin de faire bouger les choses à la racine. Ce mois-ci est également marqué par l’accompagnement de jeunes en classe Passerelle, avec une partenaire comédienne, via l’association Les Vives à Marseille : un projet où se lient éducation populaire et expression théâtrale, pour une mise au travail profonde des rapports de genre à l’adolescence.

Une rentrée chargée donc, mais qui nous rappelle à quel point notre travail a du sens à nos yeux. Et cela fait du bien au moral, quand pendant ce temps, le gouvernement méprise les travailleur.ses en lutte… Solidarité renouvelée et merci encore et encore aux grévistes. Que les luttes continuent !

« Les rEGALs de la rentrée 2020 ! »

C’est la rentrée ! Et pas n’importe laquelle pour rEGALons-nous ! puisque nous accueillons officiellement Carole au sein du collectif ! Présente depuis le début du projet, elle se jette désormais à l’eau avec nous, pour notre plus grand bonheur ! Partenaires de Paris et des environs, ce sera elle votre interlocutrice !
C’est donc gonflées à bloc que nous entamons cette nouvelle année pleine de promesses, de luttes, et de combats féministes.

2020, c’est aussi la finalisation de notre nouveau catalogue recensant nos différentes propositions : Formations – Ateliers – Conférence gesticulée et populaire – Interventions scolaires. Tout est là ! N’hésitez pas à nous envoyer un petit mail pour nous le demander.

Et puis en cette nouvelle année bien sûr, nous renouvelons notre soutien aux mobilisations contre la réforme des retraites qui non seulement signe une fois de plus l’émiettement de notre système social déjà largement fragilisé, mais précarise encore plus les femmes, plus nombreuses à occuper des emplois à temps partiels (souvent subis), et à subir les inégalités salariales.

Et si en 2020, on conjuguait éducation populaire et mobilisation collective ?

Au plaisir de vous voir, entendre, rencontre, échanger…

« Les rEGALs de fin 2019 »

Quel mois ! L’équipe de « rEGALons-nous ! » a été mobilisée à 200 %, pour cette période marquée par deux évènements :  la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et le mois de l’ESS. Mais peut-être aussi est-ce les retombées d’une prise de conscience collective – ravivée par la magnifique démarche d’Adèle Haenel – , que les agissements sexistes ne doivent plus être tolérés. Plusieurs personnes nous ont sollicitées ces dernières semaines pour mettre en place des formations au sein de leurs structures, souvent suite au constat amère d’impunité lors de situations d’agressions sexuelles.

Former des équipes et des instances gouvernantes, c’est répondre à un enjeu majeur : que ce ne soit plus seulement « la féministe de service » qui porte ce combat, mais bien le collectif.

Nous avons ainsi parcouru les routes, d’Avignon à la Roche sur Yon, en passant par Niort et Montpellier. Nous avons formé des instances dProchaines datesirigeantes de coopératives, des actrices et des acteurs du monde associatif, ou encore de futur.es éducateur.ices sportives sur les question du sexisme dans le sport. La conférence gesticulée « L’arnaque de la princesse » continue de tourner d’une ville à l’autre, d’un café associatif à une bibliothèque municipale. Et nous poursuivons nos projets d’accompagnement de jeunes femmes, via nos ateliers d’autodéfense verbale et nos interventions en milieu scolaire.

Un dernier mot pour réaffirmer notre solidarité avec les grévistes d’aujourd’hui et demain. Le combat continue !

« Les rEGALs d’OCTOBRE 2019 »

Et voilà, la rentrée est déjà loin derrière nous, et on rentre tranquillement dans l’hiver, de manière plus ou moins douce en fonction des territoires ! Mais si le soleil persiste et signe à Marseille, et que la pluie s’invite plus que de raison à Nantes et Paris, on reste soudées dans l’action et le dynamisme ! Assez parlé météo, petit tour d’horizon de ce qui s’est passé en octobre :

Le mois a commencé joliment avec une petite « tournée »  du côté de Marseille, composé d’ingrédients divers : Porteuses de paroles dans les rues pour continuer à dialoguer autour du harcèlement de rue et de la place des femmes et des hommes sur l’espace public, rencontres de partenaires associatifs, mises en lien avec les élu.es des territoires péri-urbains… On démarche on démarche, et ça porte ses fruits !

A Nantes, le mois s’est passé plutôt sous le signe de l’auto-défense féministes, avec des ateliers auprès de jeunes de l’EclectiC Léo Lagrange, des échanges de pratiques avec le collectif associatif d’auto-défense « La trousse à outils », ou encore une animation auprès d’un groupe informel qui souhaitait travailler sur le sexisme dans l’éducation. Contribuer à rendre nos enfants libres de leurs choix et heureux, hors des injonctions liées au genre, quoi de plus beau projet ?!

Sans oublier la sortie prochaine du Catalogue de rEGALons-nous ! qui regroupe nos différentes propositions. Entre ateliers, formations, interventions scolaires, actions de rue et conférences originales, tout y est ! Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas 🙂

A noter aussi les prochaines dates de notre conférence gesticulée « L’arnaque de la princesse » : le 7 novembre à Niort (79), le 15 à Martigues (13) et le 26 à Mèze (34).

Enfin et surtout, le 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, n’hésitez pas à nous contacter.

A bientôt !

« Les rEGALs de SEPTEMBRE 2019 »

Une rentrée pleine de promesses !

Aux alentours de Nantes, les partenariats s’imaginent et se créent tandis que d’autres se renouvellent. Ainsi, les rencontres avec l’association nantaise d’auto-défense féministe La trousse à outils, comme avec avec des réseaux de festivals ou encore avec des référentes égalité filles-garçons dans les collèges et lycées promettent de beaux projets. En parallèle, de nouvelles interventions dans des établissements scolaires de la Roche sur Yon se dessinent, ainsi que dans des maisons de quartiers de Saint Nazaire.

Aux alentours de Marseille, le réseau s’élargit, avec la participation d’une part au groupe de travail de la délégation régionale des droits des femmes et d’autre part avec la préparation d’une tournée d’interpellation de rue dans les marchés des Bouches-du-Rhône, avec notre porteuse de parole et notre jeu « Elle était une fois ». L’occasion de rencontrer de nouveaux partenaires et d’agir aussi dans les zones rurales. Si vous avez des contacts, c’est le moment : on se déplace !

A Paris, la troisième rEGALante se prépare à nous rejoindre. Et c’est avec hâte qu’on l’attend !

Grande nouvelle également, nous avons participé à l’écriture d’un manifeste pour en finir avec le sexisme dans l’ESS. Des coups de gueule et des bonnes pratiques à partager….Il va sortir prochainement, et vous pouvez d’ores et déjà le pré-commander ! https://frama.link/HAmanif

Enfin, on se permet ce petit rappel : le 25 novembre approche à grand pas, journée de lutte contre les violences faites aux femmes, tandis qu’il est déjà temps de penser aux actions du 8 mars. N’hésitez pas à nous solliciter à ces occasions ou d’autres, nos ateliers et conférences participatives n’attendent que vous !

A bientôt donc et salutations féministes !

« Les rEGALs de la rentrée 2019-20 ! »

C’est la rentrée !

Et pas des moindres, puisque notre joyeuse équipe de régalantes s’est retrouvée fin août à Sète, pour la Bigre Rencontre, l’université d’été réunissant les entrepreneur.euses salarié.es de plusieurs coopératives, dont la nôtre ! Une semaine bien remplie entre l’animation d’un atelier d’auto-défense féministe en milieu coopératif, des chansons anti-sexistes, des rencontres, du réseau, des baignades (quand même, ce n’est QUE la rentrée :)…

De retour dans nos contrées respectives, on réactive les réseaux, on prépare nos prochaines interventions, on part à la rencontre de futurs potentiels partenaires, bref… fini la rando et au boulot !

N’hésitez pas à aller (re)visiter notre site internet (www.regalons-nous!), à nous contacter si vous avez des idées, des envies, des besoins. La lutte contre le sexisme reprend de plus belle, on vous attend avec grand plaisir !

Salutations féministes !

« Les rEGALs de JUILLET 2019 »

Si un mot ne sonne pas avec rEGALons-nous, c’est bien « routine ».

Quel mois de Juillet ! Après les derniers contrats prévus à la Roche sur Yon, avec l’animation « Elle était une fois » avec notre jeu de cartes et à Marseille, pendant le Feministival, avec « L’arnaque de la princesse » et un atelier de riposte féministe, la Nantaise et la Marseillaise se sont retrouvées pour une tournée bretonne. Une quoi ?! Et bien c’est simple :

-une voiture prêtée (qui a nous a menée jusqu’au bout malgré son grand âge)

– notre porteuse de paroles dans le coffre

– aux côtés de nos outils pédagogiques

– ainsi que la valise de « la princesse »

nous voilà sur les routes ! Rennes, Romillé, Paimpol, Carhaix, Fouesnant, Concarneau, Quimperlé puis Rochefort en terre…

Des porteuses de paroles dans des marchés et des interpellations anti-sexistes dans des bars PMU aux animations en centre de vacances en passant par des soirées féministes dans des cafés associatifs, l’équipe de rEGALons-nous a fait du chemin, se nourrissant des échanges multiples suscités avec des personnes de tous âges, tous horizons, tous milieux sociaux.

Nous ressortons grandies et engaillardies pour poursuivre de plus belle nos actions.

Mais d’abord : vacances !

Nous nous retrouvons fin Août pour notre atelier « Autodéfense féministe en milieu coopératif » lors de « Bigre », la Rencontre des Coopératives qui aura lieu à Sète du 26 au 30 août.

D’ici là, bel été ! Et si plage il y a, poils il y aura;)

« Les rEGALs de JUIN 2019 »

L’été est là, et on ne l’a pas vu venir : entre les formations, les bals populaires, les porteuses de paroles et Tutti quanti, le temps a filé et devinez quoi ? On s’est encore rEGALé !

Bref retour sur ce joli mois, marqué par :
Des ateliers auprès de jeunes du conseil municipal (CMJ) de la Roche sur Yon, qui ont décidé d’organiser un bal populaire basé sous le signe de l’égalité filles-garçons ! L’idée étant de sensibiliser les petit.es comme les grand.es, on s’est retroussé.es les manches et on a imaginé des animations ensemble : Marelle de l’égalité – Coin enfants anti-sexiste – Mini exposition sur les stéréotypes sexistes – Quizz animé avec le CIDFF …

… un bal populaire donc, qui a rencontré un véritable succès ! Beaucoup de monde, et plein de messages important sur l’importance de déconstruire les clichés sur les filles et les garçons ont été transmis. Bravo les CMJ

Des formations auprès d’équipe de centres sociaux, à Brive la Gaillarde et dans la banlieue lyonnaise. Etonnemment, les professionnel.les de l’animation socio-culturelle sont rarement formé.es aux enjeux d’égalité… Ces journées d’accompagnement ont été précieuses, riches d’échanges et d’intelligence collective. Et vous savez quoi ? On a vraiment la sensation qu’en agissant par la formation des acteurs et actrices de terrain, on peut changer les choses. Ca donne du courage pour continuer !

« L’arnaque de la princesse » s’est jouée à Nimes pour les militant.es de Solidaires : quel plaisir de rencontrer des personnes qui veulent bouger les lignes !

Une porteuse de paroles à Rezé interrogeant les habitant.es sur leur occupation de l’espace public. L’objectif : Initier un projet avec les femmes d’un quartier prioritaire afin d’interroger leurs problématiques spécifiques rencontrées sur l’espace public, et repenser l’aménagement urbain en fonction. On ne peut que soutenir…

Et ce n’est pas tout ! Juin fut aussi le mois :

De la mise en réseau avec des formatrices spécialisées sur les questions de genre à Nantes. Et ça fait du bien !

Une participation à des groupes de travail sur la lutte contre le sexisme dans les structures de l’ESS …De la visibilisation (ENFIN!) des sportives à la Coupe du Monde 2019 !

Enfin des modèles non-stéréotypés pour les filles. Et dorénavant, quand on parlera de l’ « équipe de France », on devra demander : « laquelle » ? 😀

Tout un programme donc ! Juillet arrive à grands pas, et rEGALons-nous ! fermera ses portes pour le mois d’août… pour revenir plus motivées que jamais en septembre !

En attendant, on reste disponibles si vous souhaitez échanger, discuter, proposer ! Et avec grand plaisir !

« Les rEGALs de MAI 2019 »

En mai, fais ce qu’elle te plaît ! Et ce qui nous plaît à rEGALons-nous, c’est la richesse de notre travail, la diversité des partenariats créés, et l’enthousiasme de vivre et faire vivre notre propre collectif.

Ce mois de mai a ainsi été marqué par : l’animation d’une journée d’échanges avec des stagiaires éducateurices spécialisé.es de l’IRTS à Marseille, la formation d’un groupe d’animateurices socioculturel.les dans le Limousin, les sessions régulières de jeux anti-sexistes au café parents-enfants Meinado, l’animation d’un atelier sur le sexisme en milieu festif dans le formidable festival « L’appel au bois Normand » à Loré, la préparation avec des élèves de 10-13 ans d’un bal populaire à la Roche sur Yon basé sous le signe de l’égalité filles-garçons, l’accompagnement d’une équipe associative nantaise pour animer de façon interactive une exposition sur le thème des filles et des garçons sur l’espace public, … sans compter « L’arnaque de la princesse » jouée à trois reprises ce mois ci !

Nous poursuivons par ailleurs notre engagement coopératif, en participant par exemple à la co-écriture d’un manifeste pour l’égalité dans l’ESS (à suivre!) ou encore en proposant prochainement à notre réseau un atelier d’ « autodéfense féministe en milieu coopératif ».

Enfin, nous continuons à nous former : Carole est en ce moment même engagée dans un stage avec la SCOP L’Engrenage, tandis qu’à trois nous nous appliquons des dispositifs d’intelligence collective afin de choyer notre trio.

Bref, c’est enthousiastes et pêchues qu’on accueille cette fin d’année scolaire ! Pour retrouver nos différentes prestations : http://www.rEGALons-nous.fr. Et qui sait si on ne pourrait pas se rEGALer ensemble ?!

 « Les rEGALs d’AVRIL 2019 »

A rEGAlons-nous !, l’énergie du mois de mars a perduré en avril, à notre plus grand bonheur ! Et on s’est attachées à ouvrir le champ des possibles de l’égalité… Petit tour d’horizon :

# Animation d’une soirée d’échanges mêlant des jeunes et des professionnel.le.s sur la place des filles et des garçons sur l’espace public à Nantes

# Un travail collaboratif mené avec une enseignante de CM1-CM2 à Marseille, sur les stéréotypes de genre mais aussi sur la question du consentement à travers des jeux dans la cours de récré. Un vrai régal et une énorme richesse pédagogique ! Notre envie est de poursuivre ce travail tout au long de l’année avec différentes classes, alors n’hésitez pas à venir vers nous

# Une rencontre avec les jeunes du Conseil Municipal des Jeunes de la Roche sur Yon pour intégrer la dimension de l’égalité filles-garçons lors d’un bal populaire prévu en juin prochain

# Des ateliers en Vendée auprès de lycéen.ne.s sur le thème de la place des filles et des garçons sur l’espace public, et des ateliers d’auto-défense en non-mixité

# Un maillage avec des professionnel.les de l’éducation qui s’enrichit de plus en plus… rEGALons-nous est maintenant en lien avec la toute nouvelle association « Les Vives » à Marseille, qui rassemble des enseignant.es et des intervenantes scolaires engagées pour des pédagogies anti-sexistes… A suivre !

Et puis parce que notre (dé)formation est continue, on a aussi :

# exploré « dans le corps » le lien entre l’intime et le politique, avec un stage de danse singulière dans les Hautes Alpes organisé par La Turbine à Graines et l’Improbable

# profité d’un stage d’auto-défense féministe à Paris

La lutte contre le sexisme recouvre des thématiques infinies, alors à rEGALons-nous ! on continue d’explorer !

« Les rEGALs de MARS 2019 »

Ah… le mois de mars ! Ce fameux mois avec ce fameux jour ! Et non : le 8 mars n’était pas la « fête de la fâââmme », mais bien une « journée historique et internationale de lutte pour les droits des femmes ».

Alors bien sûr, les rEGALantes ont été bien demandées !
Mars 2019, ça a été pour nous de nombreuses actions, à Marseille, Nantes, Aurillac, Saint Malo, … :

-Des formations pour outiller des féministes fatigué.es de tant de sexisme et… d’anti-féminisme
-Des ateliers auprès de professionnel.les de l’ESS, du secteur socio-culturel ou de l’éducation nationale, sur les rapports de domination
-Des porteuses de paroles pour susciter des témoignages et amener des débats là où les gens n’auraient fait que passer
-Des soirées d’échanges et de rencontres avec la conférence gesticulée « L’arnaque de la princesse »
-Un atelier 4-6 ans sur les stéréotypes sexistes
-Une conférence populaire sur les rôles sociaux auprès de familles
-Et la sortie de notre nouveau jeu de cartes « Elle était une fois » sur l’histoire des luttes féministes !

Mais à rEGALons-nous !, le 8 mars, c’est toute l’année ! Alors contactez-nous, car ensemble, on peut vraiment transformer cette société.

A bientôt donc !

« Les rEGALs de la rentrée 2019 »

Que 2019 soit plus féministe que jamais, car comme disaient nos aînées : « Féministes, temps qu’il le faudra ».. Et nous pourrions tout aussi bien dire « Féministes, TANT qu’il EN faudra !! »

Pour rEGALons-nous !, 2018 a été l’occasion de vivre des moments forts : des débats remarquables menés avec les élèves de collèges/lycées, aux témoignages poignants succédant à la conférence gesticulée « L’arnaque de la princesse », en passant par des partenariats locaux prometteurs, 2018 nous aura permis de valider la pertinence de notre approche. L’éducation populaire, en tant que pédagogie participative et émancipatrice, est une démarche épatante pour lutter contre le sexisme et prévenir les violences de genre.

Voilà maintenant 2019 ! Nous faisons deux vœux. Celui d’une part de concrétiser et renforcer des liens à Marseille et Nantes avec des partenaires qui nous tiennent à cœur. (Iels se reconnaîtront nous l’espérons.). D’autre part, nous souhaitons développer le volet « FORMATION » de rEGALons-nous !. Car c’est pour nous le levier premier pour lutter radicalement contre le sexisme. Que tout.e.s les professionnel.le.s, de quelque secteur que ce soit (puisque le sexisme s’immisce malheureusement partout), aient accès à des espaces d’expérimentation, de mutualisation, de réflexion et de ressources sur les questions de genre.

C’est pourquoi en ce début d’année, nous faisons un APPEL AUX AMI.E.S, PARTENAIRES, MEMBRES DE NOS FAMILLES, SYMPATHISANT.E.S, pour nous mettre en contact avec des personnes ressources telles que : membre de centre de formations, salarié.e de fédérations, RH d’entreprise, … qui pourraient être intéressé.e.s par nos formations.

Un grand merci par avance, et au plaisir de nous recroiser. D’ici-là, nous vous envoyons une joyeuse pensée militante !