Interventions scolaires & Ateliers Jeunes

« Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation. Ils concourent à l’éducation à la responsabilité civique et participent à la prévention de la délinquance. Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu’à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte .. Les écoles, les collèges et les lycées assurent une mission d’information sur les violences et une éducation à la sexualité. »

Extraits de l’Article L121-1 du Code de l’éducation

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« Discriminations sexistes : prendre conscience et agir! » : Des ateliers au sein des classes

L’adolescence est une période charnière : celle des premières relations amoureuses et/ou sexuelles, celles des choix d’orientation, celles des questionnements sur son identité dans un groupe. Lutter contre le sexisme, c’est donc valoriser les filles, laisser s’épanouir les garçons en dehors des carcans dont eux aussi sont victimes, et proposer des horizons riches et variés, indépendamment de leurs sexes.

Par ailleurs, éduquer à l’égalité permet aussi de prévenir le harcèlement dont sont victimes les filles, mais aussi les garçons qui ne se conforment pas aux clichés liés au masculin : les « garçons manqués », les garçons « efféminés », ceux et celles qui ne répondent pas aux canons de beauté sexistes, et enfin les adolescent.e.s homosexuel.le.s.

Enfin, lutter dès le plus jeune âge contre les stéréotypes liés à l’identité sexuée permet de prévenir plus tard les violences faites aux femmes, le harcèlement, les agressions sexuelles, les viols

Ces ateliers ont pour objectif d’aider les jeunes à prendre conscience des stéréotypes sexistes pour mieux s’en émanciper et ainsi pouvoir faire leurs propres choix. 

« Lutter contre le sexisme : Entre Slam et Education Populaire »

Si les inégalités et les discriminations et violences subies par les femmes perdurent, pour autant, des actes sont posées pour continuer à lutter contre. De nombreuses lois sont votées. La parole se libère et est davantage entendue, encourageant à dire le sexisme subi. L’information circule…

Pour autant, force est de constater que les lois ne font pas tout, et les appliquer reste encore une lutte quotidienne. Surtout, le sexisme semble incorporé en chacun.e de nous, incrusté au plus profond de notre société. C’est donc à partir d’une prise de conscience de ce qui se joue en nous et dans nos rapports aux autres, que le véritable changement peut s’opérer. D’où cette proposition de mêler Slam et Education Populaire.

Pourquoi? 

L’écrire pour le dire. Par cet objectif simple, le Slam de Poésie rejoint l’approche de l’Education Populaire qui part des vécus individuels pour favoriser une intelligence et une réflexion collective. Quoi de mieux que de partir de nos propres récits, de nos représentations, de nos ressentis, de nos émotions, pour passer de l’expérience individuelle à l’histoire collective ? Libérer la parole sur les inégalités femmes-hommes, les stéréotypes sexistes, les violences, par le biais de l’écriture. Puis travailler collectivement ces problématiques et enrichir le débat grâce aux outils d’Education Populaire. Telle est la spécificité et l’alchimie produite par la réunion de ces deux disciplines. 

Ces ateliers pourront se clôturer par une restitution publique des élèves / jeunes.

« Porteuses de paroles » : Une animation dans l’établissement

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La porteuse de parole est un outil d’éducation populaire permettant d’interpeller les personnes, inviter à témoigner et susciter du débat.

Le dispositif est simple : une question ou une affirmation est affichée dans un espace de passage ou un lieu collectif, par exemple les couloirs d’un établissement, l’entrée du réfectoire ou encore le CDI, et une animatrice invite les élèves à réagir.

Ce dispositif permet donc de toucher de nombreux.es élèves et de visibiliser une problématique au sein même de l’établissement. Un espace de ressources est proposé à côté, mettant en résonance les échanges et témoignages des élèves avec des ouvrages, brochures, sites et numéros utiles.

« Auto-défense » : Des ateliers spécifiques pour les filles

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Des ateliers spécifiques sont proposés pour des groupes en non-mixité, afin d’offrir un espace privilégié et sécurisant pour les filles.

Ces ateliers permettent de libérer la parole des filles sur le sexisme dont elles peuvent être victimes et de leur faire prendre conscience que leur vécu a une dimension collective. L’enjeu est également qu’elles réalisent qu’elles peuvent agir sur cette réalité là, en apprenant d’abord à avoir confiance en elles, en leurs ressentis, à définir et poser leurs limites et à désapprendre à ne pas riposter.

Ces ateliers sont extrêmement importants pour dé-banaliser les violences et encourager les filles à ne pas rester seules dans des situations de harcèlement, d’attouchement, etc, à avoir conscience de leurs possibilités d’agir et à connaître les ressources à leur disposition.

« On ne naît pas homme, on le devient » : Des ateliers spécifiques pour les garçons

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Ces ateliers permettent de libérer cette fois la parole des garçons, dans un cadre adapté. Car la place des hommes dans la lutte contre le sexisme est complexe.

Il s’agit d’une part de faire entendre que dénoncer le sexisme ne signifie pas accuser tous les hommes. L’enjeu est de saisir la dimension systémique des inégalités, et d’amener les garçons à percevoir le conditionnement genré qu’ils ont autant subi que les filles. « On ne naît pas homme, on le devient ». La célèbre formule de Simone de Beauvoir s’applique aussi aux garçons.

Il s’agit ensuite de s’interroger sur cette figure stéréotypée de l’homme et donc des injonctions virilistes reçues dès l’enfance, à travers l’éducation, les médias, l’école, etc. Progressivement, les garçons sont ainsi amenés à prendre conscience de leurs privilèges.

C’est seulement à partir de ce cheminement qu’ils pourront réfléchir à leur place en tant qu’hommes dans la lutte contre le sexisme.

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