Ateliers Adultes

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A titre d’exemple, voilà quatre ateliers possibles :

 

« Éducation et sexisme : on en parle, on agit ! »

Les garçons rêvent d’être de grands reporters, cosmonautes ou aviateurs pendant que les filles attendent le prince charmant. Cliché ?

Qu’avons-nous intériorisé depuis notre petite enfance ? Que reproduisons-nous dans nos pratiques, et notamment à travers l’éducation de nos propres enfants ? Comment lutter contre un environnement sexiste et hétéronormé ? En partageant nos expériences personnelles, nous pourrons prendre davantage conscience des rapports de domination de genre et de nos places dans ce système. En faisant le pari de l’intelligence collective, nous construirons des pistes de résistances.

Parents ou non, on a tous et toutes un rôle à jouer.

« Femmes et espace public »

De nombreux.ses chercheur.se.s mettent en évidence le fait que les villes sont jusqu’à présent faites par et pour les hommes. Ils y sont sur-représentés dans les espaces de loisirs, cafés, stades, rues de manière générale, les rues portent en majorité des noms d’hommes ; à l’inverse, les femmes utilisent l’espace public comme un lieu de passage entre les différentes tâches liées à la gestion de leur vie familiale : courses, école, … Sans compter cette forme d’interdit social d’être dans la rue, nourri par le risque réel d’être harcelée et/ou commentée, comme par le risque fantasmé d’être agressée (le mythe du violeur dans la rue sombre, alors que l’on sait aujourd’hui que dans 90% des cas la victime connaît son violeur).

Un domaine vaste et complexe, brassant des sujets tels que la division sexuelle du travail, l’éducation, les violences sexistes, l’invisibilisation des femmes dans l’Histoire, l’instrumentalisation du corps des femmes, … Et donc un angle d’approche particulièrement riche pour prendre conscience du sexisme ordinaire.

« Lutter contre le sexisme : Entre Slam et Education Populaire »

Si les inégalités et les discriminations et violences subies par les femmes perdurent, pour autant, des actes sont posées pour continuer à lutter contre. De nombreuses lois sont votées. La parole se libère et est davantage entendue, encourageant à dire le sexisme subi. L’information circule…

Pour autant, force est de constater que les lois ne font pas tout, et les appliquer reste encore une lutte quotidienne. Surtout, le sexisme semble incorporé en chacun.e de nous, incrusté au plus profond de notre société. C’est donc à partir d’une prise de conscience de ce qui se joue en nous et dans nos rapports aux autres, que le véritable changement peut s’opérer. D’où cette proposition de mêler Slam et Education Populaire.

Pourquoi? 

L’écrire pour le dire. Par cet objectif simple, le Slam de Poésie rejoint l’approche de l’Education Populaire qui part des vécus individuels pour favoriser une intelligence et une réflexion collective. Quoi de mieux que de partir de nos propres récits, de nos représentations, de nos ressentis, de nos émotions, pour passer de l’expérience individuelle à l’histoire collective ? Libérer la parole sur les inégalités femmes-hommes, les stéréotypes sexistes, les violences, par le biais de l’écriture. Puis travailler collectivement ces problématiques et enrichir le débat grâce aux outils d’Education Populaire. Telle est la spécificité et l’alchimie produite par la réunion de ces deux disciplines.

« Sexisme en milieu festif »

« C’est la fête ! » « On est entre nous ! » Et pourtant… le sexisme s’invite souvent dans les festivals et le harcèlement en milieu festif est bien connu de certain.e.s. Alors quoi, on en parle ?

Cet atelier d’éducation populaire permet de croiser nos expériences et de prendre conscience ensemble des mécanismes de domination et de violences sexistes qui infiltrent sournoisement nos festivals. Il est pensé comme un espace de soutien mutuel et d’empowerment : en faisant le pari de l’intelligence collective, nous pouvons faire émerger ensemble des pistes de résistances.

 

 

 

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